Nous vous parlions il y a quelques semaines d’une vague de démissions qui touchaient les États-Unis après la crise sanitaire.

Cette vague avait été accentuée par le nouveau single de la chanteuse américaine Beyonce, « Break My Soul », dans lequel elle chante « je viens de quitter mon travail ». Derrière ce phénomène qui peut paraître anecdotique, se cache un réel mouvement social baptisé dans les médias « La Grande Démission ».
Ce mouvement, selon plusieurs médias français qui se basent sur les chiffres du Ministère du Travail, est en train de toucher la France. Chez nos voisins, en 2021, 1,6 million de démissions de CDI ont été enregistrées (chiffres du Ministère du Travail). Ces chiffres ont doublé par rapport à 2015. Depuis le début de l’année 2022, 470.000 Français ont remis leur démission, soit 20% de plus que l’année dernière à la même période.
Pourquoi les Français démissionnent-ils en masse?
Selon plusieurs médias français, la raison principale de ces démissions en chaîne est le salaire. En effet, l’inflation qui touche actuellement la Belgique n’épargne pas les autres pays européens, dont la France. Le coût de la vie augmente, mais les salaires ne changent pas : les demandes d’augmentation restent lettre morte. En France, l’indexation automatique des salaires n’existe pas, contrairement à chez nous.
Les Français travaillent donc comme avant, voire davantage, dans des domaines en sous-effectif, mais s’appauvrissent, face au coût de la vie. Si les Français démissionnent, c’est principalement parce qu’ils trouvent un meilleur salaire ailleurs, parfois dans un tout autre domaine.
Après la crise : un retour aux essentiels
La crise sanitaire serait même doublement responsable de ces démissions en chaîne. En effet, après avoir vécu des moments difficiles, des confinements, peut-être la perte d’un proche due au Covid-19, les Français semblent vouloir se recentrer sur ce qui leur semble essentiel. Selon les sociologues du travail français qui observent le phénomène, le temps du travailleur soumis à l’employeur est révolu. Remettre sa démission devient un geste plus simple, lorsque la situation au travail ne correspond plus aux attentes et aux valeurs du travailleur.
Le phénomène devrait s’accentuer, dans le reste de l’année : 42% des moins de 35 ans envisagent de démissionner dans les 12 prochains mois.
Source: Opéra news























